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Les avancées
Le recours aux outils dédiés
(reporting environnemental social, sociétal)
est en augmentation dans les sociétés
françaises, en particulier dans les grands
groupes. Ces outils personnalisables nécessitent
toutefois un investissement de départ conséquent,
de l'ordre de plusieurs dizaines de milliers d'euros
en moyenne.
La restitution des informations permet néanmoins
de faciliter et de fiabiliser le reporting. 30%
des groupes qui ont recours à ces outils
les utilisent à des fins de pilotage.
En ce qui concerne la publication d'un rapport
développement durable, le nombre d'entreprises
publiant un rapport dédié est stable
en 2005, comparé à 2004. C'est
le cas pour les sociétés du CAC
40.
Précisons que chaque année, des
sociétés décident de publier
un premier rapport dédié (exemple
: Lafuma en 2005).
| Les
axes d'améliorations attendus |
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- Les
thème abordés
Certains thèmes sont abordés
systématiquement tandis que d'autres
font défaut (en particulier dans
le domaine social). Certaines sociétés
privilégient la publication de données
qualitatives au détriment des données
quantitatives.
- La couverture
du reporting
Elle peut être limitée pour
certains indicateurs à un périmètre
précis (exemple : l'Europe).
- L'historique
Le plus souvent inexistant ou limité
à une année, la plupart des
rapports ne permettent pas d'effectuer des
comparaisons.
- La comparabilité des données
Elle est faussée par des méthodologies
différentes, y compris pour des sociétés
appartenant à un même secteur
d'activité.
Exemple : pour rendre compte des accidents
de travail, certaines sociétés
choississent le nombre d'accidents avec
arrêt de travail rapporté à
un million d'heures travaillées ou
le nombre d'arrêts de travail rapporté
à 100 employés.
- La vérification
des données en externe (remontée
d'informations, rapports)
Même si le recours à des tiers
augmente, les vérifications se font
majoritairement en interne, notamment par
des tests de cohérence.
- La communication
Parallèlement aux rapports papier
(intégré, dédié),
la communication sur le web se généralise.
Toutefois, l'adaptation de l'information
en fonction des attentes des parties prenantes
n'est pas encore pratiquée.
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En France, un document du groupe de travail du
Conseil National de la Comptabilité devrait
être publié fin 2005. Il concerne
des normes relatives aux rapports développement
durable.
Repères
•
Etude Enablon relative aux pratiques de reporting
(Etude
interne effectuée auprès de 50 entreprises
du CAC40 et du SBF120 en mai 2005)
- Bien que le nombre de données collectées
augmentent, seuls les indicateurs les plus pertinents
par rapport au secteur d'activité de l'entreprise
sont publiés - en moyenne une cinquantaine.
- L'augmentation de la fréquence du reporting
est facilitée par un recours croissant
à des outils dédiés qui permettent
également de détecter plus facilement
les écarts.
- Alors que la difficulté de collecte des
données environnementales et sociales ainsi
que la mobilisation des contributeurs s'améliorent
entre 2004 et 2005, la définition d'un
référentiel commun au sein des sociétés
ressort comme l'un des points qui posent le plus
de problème aux entreprises.
- La publication des objectifs d'amélioration
chiffrés est en augmentation, aussi bien
dans les documents internes qu'externes.
•
Etude RSM Salustro Reydel portant sur les
rapports développement durable 2003 des
entreprises du CAC 40 (novembre 2004)
- 54% des entreprises s'expriment sur la gouvernance.
- 23% des sociétés abordent la gestion
des risques dans leur rapport de développement
durable (avec de fortes disparités selon
les secteurs d'activité).
- 18% des entreprises incluent un tableau de pilotage
synthétisant leur plan d'actions.
- 38% communiquent les évaluations des
agences de notation.
- Un tiers des entreprises invitent les parties
prenantes à faire part de leurs remarques
suite à la lecture du rapport développement
durable.
•
Etude Ernst & Young (2ème édition,
novembre 2004) portant sur les rapports développement
durable relatifs à l'exercice 2003
- Elle a mis en avant le manque de comparabilité
des données publiées et d'objectifs quantifiés
dans le domaine environnemental et social.
accéder
à l'étude
•
Enquête : l'intérêt des Français pour les
rapports de développement durable
Les résultats de l'enquête Globescan pour la France
ont permis de conclure que 11% des personnes interrogées
ont déjà lu un rapport et que 7% en ont déjà consulté
un. Les hommes sont plus nombreux que la femme
à faire la démarche (23 % contre 13%). Parmi les
autres enseignements de l'enquête, on apprend
que la tranche d'âge comprise entre 45-64 ans
est prépondérante et que les CSP + ainsi que les
actionnaires manifestent un plus grand intérêt
pour les rapports.
L'enquête publiée en 2004 a été
réalisée simultanément dans 21 pays dans le monde,
sur un échantillon représentatif de 1 000 personnes.
L'étude pour la France a été
réalisée par TNS Sofrès.
site
du CAC 40 : communication
en ligne & rapport développement durable
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