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Focus sur la
région Ile-de-France
Le nombre de déplacements journaliers en
Ile-de-France dépasse la barre des 25 millions
; la moitié de ces déplacements
sont liés à l'activité économique.
Le recours aux transports en commun varie selon
le trajet. Plus on s'éloigne de la capitale,
plus il dimine. En effet, les infrastructures
existantes ne favorisent pas les déplacements
de banlieue à banlieue.
Selon la Direction régionale de l'Equipement
d'Ile-de-France (Dreif), le nombre de déplacements
journaliers se répartit ainsi :
Paris
intra muros : 3,5 millions dont 65% en transport
en commun
Paris/banlieue
: 5,5 millions dont 40% en transport en commun
Banlieue/banlieue
: 16,5 millions dont 15% en transport en commun
On estime que d'ici 2020, les déplacements
banlieue/banlieue devraient croître de 15%.
La Dreif
a récemment publié une note de synthèse
concernant la révision du schéma directeur
de la région Ile-de-France avec 12
propositions à la clef.
L'hypothèse évoquée de créer
à Paris un "péage cordon en zone
centrale" comme celui mis en place à
Londres depuis février 2003 est loin de faire
l'unanimité.
Rappelons qu'à Londres, le périmètre
concerne 21 kilomètres carrés et que les habitants
à l'intérieur du périmètre
payent 10% du tarif qui s'élève
à environ 12 euros.
Un péage concernant le système autoroutier francilien
dans la zone centrale délimitée par l'A86 et s'appliquant
uniquement sur le réseau des voies rapides a également
été évoqué. Il pourrait
concerner tous les types de véhicules ou être
réservé à certaines catégories de
véhicules comme les poids lourds.
Les propositions de la Dreif
ne portent pas uniquement sur le transport des
personnes.
Favoriser le recours au transport fluvial
pour l'acheminement des marchandises
fait partie des priorités (ce qui est déjà
le cas pour certaines enseignes de la grande distribution).
Le recours aux modes de déplacements doux
constitue une alternative intéressante.
Ainsi, depuis mai 2005, la ville de Lyon
a mis en place un service de location de vélos
innovant baptisé Velo'v qui a très
vite conquis les habitants.
en savoir +
En juillet 2007, Velib a été lancé
à Paris.
+ d'infos
Pour limiter le recours à
la voiture individuelle en centre ville, certaines
pratiques mises en place à l'étranger
peuvent également être étudiées.
Exemple : à Richmond, dans la banlieue
de Londres, le prix du stationnement pour les
véhicules 4x4 a été multiplié
par 2.
L'autre point crucial se rapporte au volet
financier. En France, les dépenses
publiques en matière de transport s'élèvent
à environ 100 euros par an et par habitant.
Dans certains pays européens comme
en Grande-Bretagne, elles sont de l'ordre de 400
euros/an/habitant.
Les
choix pour un type d'infrastructures doivent être
pertinents. Après étude, certains
projets ne sont pas jugés prioritaires,
d'autant plus que leur impact n'est pas mesurable
à court terme. C'est le cas pour le projet
"métrophérique" dont le
chiffrage atteint plusieurs milliards d'euros.
En outre, les choix opérés ne doivent
pas pénaliser les catégories socio-professionnelles
les moins favorisées.
Enfin, l'évolution
des modes de déplacements est liée
à la capacité des individus à
modifier leur comportement (utilisation
des transports en commun ou du vélo pour
les courts trajets au lieu d'utiliser leur voiture).

Côté
entreprises : des solutions sur-mesure peuvent
être retenues
Lors d'une implantation ou d'un déménagement,
les entreprises peuvent effectuer un PDE -
Plan de déplacement d'entreprise. Ce
dernier permet d'effectuer un diagnostic précis
concernant les déplacements des salariés
pour se rendre sur leur lieu de travail ainsi
qu'à l'intérieur d'un site.
Il débouche sur la mise en place de solutions
sur-mesure destinées à faciliter
l'accès aux implatations et améliorer
l'impact des déplacements des salariés
(recours au covoiturage, navette...).
+ d'infos sur
les PDE, consulter des exemples
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