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Mécénat
de solidarité, de compétences :
les raisons d'agir
Outre les retombées en
termes d'image et de réputation, l'engagement
des entreprises permet de créer un critère
de différenciation par rapport aux concurrents
dans un même secteur d'activité.
En agissant près des lieux d'implantation,
l'entreprise acquiert une meilleure connaissance
des territoires, de ses spécificités
ce qui crée du lien social.
Un projet citoyen constitue également un
moyen de répondre aux attentes des salariés
qui sont de plus en plus attachés aux valeurs
véhiculées par l'entreprise. Leurs
implications dans des démarches citoyennes
renforcent le sentiment d'appartenance à
l'entreprise.
Par ailleurs, l'implication des salariés
permet de valoriser d'autres compétences
que celles utilisées dans le cadre de l'activité
professionnelle. L'implication volontaire est
source de satisfaction et contribue à l'enrichissement
personnel.
Mécénat
citoyen : les principaux domaines d'intervention
Ils
concernent plus particulièrement :
- l'insertion des jeunes notamment
dans les zones rurales et les quartiers sensibles
- la lutte contre l'exclusion
- l'insertion des personnes handicapées
- la protection de l'enfance
Les domaines d'intervention peuvent être
choisis en fonction de l'activité de l'entreprise
(exemples : insertion par le sport, actions de
prévention dans le domaine de la santé,
éducation) et de son périmètre
d'activité (actions menées à
l'étranger).
Les entreprises peuvent également recourir
au congé solidaire. Dans le cadre de
missions à l'étranger portant sur
le développement ou la préservation
de l'environnement, elles permettent à
leurs salariés de s'investir, selon leurs
disponibilités et compétences, dans
des actions prioritaires.
A retenir
Une nouvelle loi destinée à favoriser
le mécénat d'entreprise est entrée
en vigueur depuis le 1er août 2003. Les
dispositions mises en place sont plus favorables
et permettent un étalement des déductions
fiscales. (voir lien ci-dessous)
Initiatives
•
IMS-Entreprendre a publié
en février 2006 un guide donnant des repères
sur la conduite d'un projet citoyen. Il s'appuie
sur des témoignages d'entreprises et fournit
des conseils pratiques pour mettre en place une
démarche citoyenne dans l'entreprise et
la pérenniser.
En février 2008,
le guide pratique "Partenariats de solidarité
: optimiser l'implication des collaborateurs"
est paru. Il fournit les clés de succès du pilotage
de missions de solidarité menées par les salariés.
• SFR a créé en mars
2006 le statut de "collaborateur citoyen", pour
permettre aux salariés du groupe de s'engager
au sein d'une association pendant leur temps de
travail.
Faisant l’objet d’un accord d’entreprise signé
avec les partenaires sociaux, le "forfait
temps citoyenneté" bénéficie d'autorisations d'absences
rémunérées et est assimilé à du temps de travail
effectif.
Plusieurs types de forfait sont proposés
:
- 6 jours par an,
- 9 jours par an, si le salarié complète
les 9 jours par 3 jours de RTT,
- 11 jours par an, si le salarié complète
les 11 jours par 4 jours de RTT
50 salariés pourront en bénéficier chaque
année.

A
l'étranger
Depuis de nombreuses années,
l'aide aux communautés est bien
ancrée dans les stratégies d'entreprise
dans les pays anglo-saxons.
Au Royaume-Uni, ProHelp a été
lancé par Business in the Community en
1989 et regroupe un réseau national de professionnels
mettant gratuitement leurs compétences au service
des communautés.
Pour sa part, le programme Payroll Giving
Grants est destiné en particulier
aux PME de moins de 500 salariés.
Aux Etats-Unis, UPS a lancé en 2005 la
3ème édition annuelle de la "Global Volunteer
Week" qui a permis à 20 000 salariés du groupe
de consacrer 100 000 heures en faveur des communautés
locales dans 45 pays différents. L'événement
connaît un succès grandissant auprès des salariés
puisqu'ils n'étaient que 1 000 à participer
lors de la première année de lancement en 2003.
En 2006, chez Xerox, 8 salariés américains
vont intégrer à temps plein dans le cadre du
programme "Social Service Leave", une ONG de
leur choix pour une durée comprise entre 3 et
12 mois, tout en continuant à percevoir
leur salaire. Depuis sa mise en place en 1971,
469 salariés ont pris part à cette initiative.
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