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Rémunération des managers : que
faut-il retenir de la pratique concernant l'intégration
des critères extra-financiers pour évaluer
la performance ?
Si certains groupes à l'étranger
comme Novo Nordisk ont été précurseurs
dans le domaine dès 2004, la pratique
en France est peu répandue et se limite
à quelques grandes entreprises.
Les sociétés françaises communiquent
peu sur le sujet.
Ce constat se confirme à la lecture des
rapports annuels et développement durable
2009 publiés par les entreprises du CAC
40. Seul Danone a consacré deux
pages au système de bonus en place intégrant
la performance sociétale dans son rapport
développement durable 2009.
Quelques faits marquants
en Europe
Concernant les sociétés européennes
ayant mis en place la pratique, on constate que
celle-ci :
- est propre à chaque entreprise et que
dans un même groupe, elle est souvent différente
en fonction de la zone géographique concernée.
- ne concerne pas forcément tous les
managers et peu exclure les membres du Comité
de direction voire le PDG (c'est le cas de certaines
multinationales dont le siège social est
situé en Asie ou aux Etats-Unis).
En outre, chaque entreprise détermine
des critères qui lui sont propres (la
plupart du temps une sélection de quelques
indicateurs-clés). Ces derniers peuvent
concerner uniquement un périmètre
précis ou se rapporter au niveau du
Groupe.
Par ailleurs, le poids des critères
retenus dans le calcul de la part variable de
la rémunération fluctue entre 10%
et 40%.
Autre particularité, les critères
extra-financiers peuvent être pris en compte
une fois que les objectifs économiques
ont été atteints.
Les difficultés
auxquelles sont confrontées les entreprises
- définir les critères les plus
pertinents en fonction des départements
auxquels sont rattachés les managers et
selon les zones géographiques concernées
afin de tenir compte des réalités
locales
- tenir compte du fait que certains indicateurs,
en particulier de performance environnementale,
sont mesurables sur le long terme
- être attentif aux choix des indicateurs
dans le domaine social : certains d'entre eux
peuvent être difficiles à faire accepter
dans certaines zones géographiques
Exemples
de pratiques
Focus sur le Groupe Danone
Depuis 2008, des critères destinés
à évaluer la performance de 1
400 cadres dirigeants ont été
mis en place pour ce qui concerne la rémunération
variable.
Ils sont répartis en trois tiers :
- un tiers sur des objectifs économiques,
- un tiers sur des objectifs sociaux et environnementaux,
- un tiers sur des objectifs de performance
individuels.
Les objectifs sociaux concernent notamment la
formation des salariés, la sécurité
au travail et les indicateurs Danone Way.
Les objectifs environnementaux
concernent entre autres la consommation d'eau,
la mise en place d'outils de mesure permettant
de réduire les émissions de CO2.
Lien : site
corporate Danone
Etude
L'Orse en partenariat
avec PwC a publié en juin 2012 une étude
sur l’intégration par les entreprises françaises
de critères RSE dans la rémunération de la part
variable des dirigeants et managers.
Les pratiques de 7 entreprises (Crédit Agricole,
Danone, France Télécom-Orange, La Poste, Rhodia,
Schneider Electric et Vivendi) sont présentées.
L'étude donne également des recommandations
sur la mise en place du dispositif.
Télécharger
l'étude

Repères
sur la rémunération des dirigeants
Faits
marquants dans les entreprises du CAC 40 concernant
l'intégration de critères extra-financiers
dans la part variable de la rémunération
des dirigeants & managers
RH
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