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La filière de l'événementiel
fait intervenir un nombre de prestataires de services
aux métiers très différents,
qui doivent s'adapter à l'évolution
des demandes de leurs clients. Parmi celles-ci
figure la prise en compte de l'impact environnemental,
une tendance qui est amenée à se
renforcer dans les années à venir.
Les
agences d'événements en première
ligne
Après la signature de la Charte des
associations professionnelles de l'événément
pour le développement durable en novembre
2006, l'Anae (Association
des agences de communication événementielle)
a lancé en juin
2007 un éco-guide destiné aux professionnels
de la filière. Décliné
en fiches thématiques, il
se veut avant tout un carnet de route proposant
des solutions concrètes pour limiter l'impact
environnemental d'un événement.
Les fiches sont téléchargeables
sur le site dédié (voir lien ci-dessous)
et sont complétées régulièrement
de manière à intégrer les
bonnes pratiques.
L'Anae prévoit également de travailler
sur un le volet social du guide.
Certaines agences en communication événementielle
ont établi une charte développement
durable en interne pour impliquer tous les
salariés. D'autres s'engagent vis-à-vis
de leurs clients. Chaïkana
a ainsi
lancé, dès avril 2007, sa propre
charte de l'événement durable, qui
s'articule autour d'actions concrètes dans
lesquelles l'agence s'engage auprès de
ses clients.
La difficulté à laquelle sont confrontés
les professionnels du secteur est le fait qu'il
n'existe aucun label pour mesurer les différents
impacts d'un événement avec l'ensemble
des postes à prendre en compte. Les
agences les plus impliquées ont donc mis
au point leur propre outil d'évaluation
avec une méthode de calcul maison ce qui
peut générer des écarts importants
entre deux événements de même
nature.

Des
postes à choisir avec soin
Le choix d'un site est déterminant.
Les émissions de CO2 liées au transport
des personnes représentent une part très
significative de l'impact d'un événement.
Un certain nombre de points doivent donc être
étudiés en amont comme l'existence
des moyens de transport collectifs, la possibilité
de mettre en place une solution de covoiturage
ou d'organiser les transferts par navettes.
Le fait de compenser les émissions de CO2,
en particulier pour les déplacements aériens,
est une décision qui permet de concrétiser
l'étendue des engagements de l'entreprise.
L'autre aspect indissociable de l'organisation
d'un événement est le lieu dans
lequel il se déroule. Le nombre de
centres
de congrès ou d'exposition construits ou
rénovés en respectant les normes
de haute qualité environnementale ne cesse
d'augmenter.
Les
organisateurs d'événéments
sont attentifs au fait de privilégier ces
lieux, et ce d'autant
plus qu'il existe un lien avec la thématique
de l'événement. Ce
choix a des répercussions positives, en
particulier, en termes d'image pour les entreprises
clientes.
Quelques exemples de réalisations :
- le nouveau Hall 7 à Paris Nord Villepinte
a été construit avec des façades
bioclimatiques.
- l'amphithéâtre de Lyon, ouvert
depuis juin 2006 dans le parc de la Tête
d'Or, a été construit avec des capteurs
solaires installés sur le toit.
- le Palais Lumière, centre de congrès
à Evian, a été rénové
selon les normes de haute qualité environnementale
en vigueur.
Quant aux hébergements, leur
localisation de même que les engagements
des chaînes hôtelières
dans une démarche développement
durable sont des paramètres à étudier
de près. La
plupart des sociétés communiquent
dans leur rapport d'activité ou/et de développement
durable sur les réalisations
(recours aux énergies renouvelables, utilisation
de matériaux écologiques...) et
y déclinent leurs objectifs futurs.
Pour
ce qui concerne les éléments de
décoration ou le choix d'un stand, il est
recommandé notamment de s'adresser à
des fournisseurs proposant une gamme de produits
éco-conçus ou fabriqués avec
des matériaux recyclables.
Utile
Le "Collectif pour des événements
responsables" avec le soutien de l'Ademe a lancé
en octobre 2009 Adere, un outil d'auto-diagnostic
environnemental en ligne gratuit et confidentiel.
Il permet d'évaluer les impacts environnementaux
d'un événement et propose des pistes d'amélioration
aux professionnels du secteur en fonction de la
note obtenue concernant les impacts d'une manifestation.
L'outil doit être complété
par un volet social.
Incentives
: les équipes se mettent au vert
Après
une période axée sur les sports
extrêmes
dans un contexte économique favorable,
le
bien-être et la découverte de la
nature ont la préférence des entreprises.
La variable prix constitue de toute évidence
un critère décisif, tout comme celui
des risques inhérents à la pratique
de sport de compétition.
Le tour-opérateur Escursia, spécialisé
sur les offres alternatives et les séjours
en immersion dans la nature, confirme une évolution
de la demande des entreprises pour ce type de
prestations. Les séjours thématiques
en rapport avec l'activité de l'entreprise
connaissent un regain d'intérêt (exemple
: une entreprise du BTP qui souhaite sensibiliser
une équipe aux matériaux écologiques).
Excursia s'est entouré de spécialistes
pour accompagner de petits groupes sur le terrain
en France comme à l'étranger et
travaille en partenariat avec l'Office national
des forêts et le Museum national d'histoire
naturelle.
Le tour-opérateur propose systématiquement
à ses clients de compenser les émissions
de CO2 pour l'aérien.
Outre
cette approche en immersion dans la nature, les
activités classiques comme l'organisation
de courses d'orientation, de circuits vélo-dégustation
ou de parcours multi-activités de différents
niveaux couplés à des périodes
de détente sont
des valeurs sûres.
Les objectifs des entreprises sont essentiellement
centrés sur la motivation d'équipe
et le travail de leadership.
A noter : la norme ISO 20121 concernant
l'organisation d'événements intégrant le
développement durable est en cours d'élaboration.
Elle est destinée à renforcer la transparence
dans le secteur et à établir un cadre de référence.
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